Retroaction.

Retroaction.
(Ça fait six semaines que ça te trotte dans la tête, va-y allez! C'est le dernier cours, après t'a chance sera passée, tu ne pourras pas aller la revoir à son bureau pour lui demander, ça sonnera ridicule.)

- Madame? J'aurais une question.
- Oui?
- Est-ce que vous vous rappelez d'un Luc, qui avais fais de l'allemand, pas la session passée, l'autre, en hiver.
- En fait...Ce n'étais pas moi qui donnais le cours d'allemand cette session là. C'était ma collègue Marie-Claude...
- Ah, ok...C'est pas grave, merci.
- Hum....
- Luc...Une voix grave?
- Oui!
- Mais oui je crois savoir de qui tu parles, oui, oui, je lui ai déjà enseigné un cours complémentaire.
- Ah oui?
- Oui, Luc- _____ ______!
- ______... Ok!
- _______, comme le chanteur.
- Oui, merci beaucoup.
- Tu le recherches?
- Non, non, c'est juste qu'il m'avait donner son nom de famille, et je l'avais oublier...
- Oh...Ok.
- Il a finit maintenant.
- Oui, oui, il a finit.
- Il étudiait en cinéma.
- Oui.
- Bien merci, merci beaucoup.

Veuillez ne pas chercher de poésie.
Je me devais de mettre un nom sur ce visage.
Comme un dossier éparpiller qu'on doit étiqueter.
Trouver une photo, la coller, un souvenir, rangé.
# Posté le jeudi 14 mai 2009 22:08
Modifié le vendredi 15 mai 2009 07:56

Geese.

Geese.
Nous les écoutions passer au dessus de la charpente, entre les draps humides.
Elles s'égorgeaient à s'interpeller, suivant la forme irrégulière d'un V.
Tu passais tes doigts entre mes cheveux cendres.
Trop occupé pour remarquer qu'ils étaient décoiffés.

Ta peau laiteuse et collante sur le vêtement de coton qui m'habillais.
Nos lèvres rougies par la pression que nous les forcions à exercer.
Coeurs agités, sexes excités.
Et ta semence qui se retrouvais un peu en moi.

Et en cette nuit étouffante où ces cris me ramène jusqu'à toi sans crier gare.
Je me laisse à les observer, debout, à la fenêtre pendant que le sang coule entre mes jambes,
convaincue maintenant, qu'il ne reste plus de toi en moi.

J'aurais du savoir qu'il n'y a que ces bêtes qui s'accrochent l'une à l'autre jusqu'à la mort.

Someday my pain, someday my pain
Will mark you
Harness your blame, harness your blame
And walk through
# Posté le mardi 28 avril 2009 15:54
Modifié le mardi 28 avril 2009 22:00

Back there again.

Back there again.
"Les violents désirs ont souvent de violentes fins, et dans leur triomphe meurent. [...]
Aime donc modérément, la précipitation n'atteint pas le but plus tôt que la lenteur."
-William Shakespeare (extrait de Roméo & Juliette)
# Posté le mercredi 15 avril 2009 22:28

Words.

Words.
Ce qui est vulgaire, c'est d'ouvrir les cuisses à l'écart du coeur.
# Posté le lundi 30 mars 2009 21:57
Modifié le mercredi 01 avril 2009 06:34

Left with.

Left with.
Ma mère refusait de se glisser dans l'automobile en marche.
J'ai perdu un collier, de collection, unique, dans les bois, et il ne fut jamais retrouvé.
Une automobile fut égratignée par ma bicyclette.
Et des vitres affaissées sur un mur bleu furent nettoyées vigoureusement à chaque printemps.
Et il y eu aussi, un quatre avril le même jour que Pâques.

Il y a des parties de moi qui sont restées.
Figées dans le temps.
Morceau de chair ou de tête.
Coincé par si, par là.
Sans savoir pourquoi.
# Posté le mercredi 11 mars 2009 00:31